Primo-accession : des candidats rares mais à nouveau avantagés

Réaliser son premier achat immobilier en France n’est pas chose aisée, comme en témoigne la très faible présence des primo-accédants sur le marché de l’immobilier.
Primo-accession : des candidats rares mais à nouveau avantagés

Le gouvernement et les établissements bancaires tentent néanmoins de faciliter la primo-accession. 

Une accession à la propriété particulièrement difficile en France

La France fait partie des pays dans lesquels l’accession à la propriété est particulièrement difficile. Selon une récente étude menée par le cabinet Deloitte, acheter un logement de 70 m2 en France nécessite actuellement 7,9 salaires annuels bruts. Au Danemark, 2,1 salaires annuels bruts moyens suffisent, bien que ce pays affiche des prix immobiliers parmi les plus élevés d’Europe. La situation des acquéreurs russes et anglais est toutefois pire que celle des français. 10,4 salaires sont nécessaires en Russie et 8,5 au Royaume-Uni. 

Des primo-accédants de plus en plus rares

Les agences immobilières constatent depuis plusieurs années un recul constant du taux de présence des primo-accédants sur le marché immobilier. Ce public est particulièrement rare dans la capitale et dans les zones où la demande de logement est très élevée par rapport à l’offre. D’après le réseau Guy Hoquet, moins de 33 % des achats sur le territoire sont réalisés par des primo-accédants, contre 40 % cinq ans plus tôt.

L’attentisme des primo-accédants  s’explique notamment par la flambée des prix immobiliers. Celle-ci profite en revanche aux secondo-accédants. Leur premier bien immobilier a pris beaucoup de valeur ces dernières années, ce qui leur permet d’avoir suffisamment de fonds pour l’acquisition de leur nouveau logement. 

Trente-quatre ans, c’est en 2013 l’âge moyen du primo-accédant qui acquiert un bien immobilier au Crédit Foncier de France. D’après l’organisme financier, ce chiffre est stable par rapport à 2012. Le Crédit Foncier rapporte aussi que 70 % des primo-accédants ayant acheté en 2013 étaient en couple.

Une possible évolution du PTZ+

 Afin de relancer la construction de logements, le gouvernement souhaite élargir les conditions d’accès au Prêt à Taux Zéro +, revoir à la hausse le montant du prêt et allonger la durée de remboursement. Ce projet est assez bien accueilli par les professionnels, qui considèrent qu’il s’agit d’un message positif adressé aux primo-accédants.

 Selon les chiffres de l’Observatoire du financement du logement et du Crédit Foncier, le Prêt à l’Accession Sociale (PAS) a représenté l’an passé 13 % du nombre de crédits immobiliers  pour l’accession et 21 % du nombre de prêts accordés aux primo-accédants. Le PTZ et le PTZ+ ont quant à eux représenté 8 % du nombre de prêts pour l’accession et 13 % pour la primo-accession.

 Les banques souhaitent reconquérir les jeunes candidats à l’accession

On entend souvent dire que les banques ne prêtent plus aux jeunes primo-accédants. Selon VousFinancer.com, ils feraient partie en réalité des profils les plus courtisés par les banques. S’appuyant sur son 2ème baromètre « meilleur profil emprunteur », le réseau de courtiers en crédit affirme en effet que les jeunes couples primo-accédants sont aujourd’hui les emprunteurs capables d’obtenir les taux de prêts les plus bas de France. Même si en général les banques exigent toujours un apport suffisant pour la couverture des frais d’achat, ce ne sont pas les couples qui présentent le plus d’apport personnel qui obtiennent les taux de prêt les plus bas. Les banques s’intéressent davantage aux revenus du ménage.

Les avantages accordés par les banques aux primo-accédants sont variés. Certains établissements doublent le montant du PTZ dans le neuf à des taux inférieurs à 2% et offrent les frais de dossier. D’autres financent la totalité du projet. Les frais d’actes sont parfois complètement couverts pour palier un manque d’apport personnel. Bien entendu, les banques exigent des contreparties telles que la domiciliation de l’intégralité des revenus du couple et la souscription à une convention de compte. Certaines imposent aussi à l’emprunteur la souscription de parts sociales ou d’une assurance habitation.

Sources :

http://www.lemonde.fr/immobilier/article/2014/06/19/immobilier-les-inegalites-de-pouvoir-d-achat-se-creusent-en-europe_4440773_1306281.html

http://creditfoncier.com/chiffre/34-cest-lage-moyen-du-primo-accedant-qui-acquiert-bien-immobilier-au-credit-foncier-en-2013/

http://creditfoncier.com/wp-content/uploads/Etude-Credit-Foncier-L-accession-sociale-a-la-propriete-27-05-2014.pdf

http://www.vousfinancer.com/agences/aix-en-provence/actualites/comment-les-banques-seduisent-elles-les-primo-accedants--802.html

Le 01 septembre 2014 Dans la rubrique
Informations sur l'immobilier

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