NANTES - La modernisation du musée Dobré.

Nantes - Le développement du musée et le besoin d’étendre sa surface ont amené le conseil général de Loire-Atlantique à établir un concours international auprès d’architectes mondialement réputés.

Dans la rubrique , le 29 mars 2010

NANTES - La modernisation du musée Dobré.

Thomas Dobrée (1810-1895), fils d'un riche armateur à Nantes, en loire Atlantique, se retrouve en 1828 à la tête d'une grande fortune qu'il utilise à l'acquisition de collections (peintures, estampes, orfévrerie, mobilier, tapisserie...). Pour abriter ses oeuvres, il conçoit de construire un grand Palais s'inspirant de l'architecture médiévale sur des terrains acquis par lui sur le Bois de La Touche situé sur le faubourg de La Fosse.

L'édifice actuel reprend le plan général défini par l'architecte Viollet-Le-Duc : un bâtiment longitudinal comportant trois avant-corps et orienté est-ouest, mais il en diffère par l'élévation d'une tour carrée à l'ouest sur laquelle Thomas Dobrée a fait graver l'inscription bretonne " Ann dianaf a rog ac'hanoun ", " L'inconnu me dévore " surmonté d'un dragon agrippé à un coeur de pierre rouge. Une tourelle circulaire est déplacée vers l'avant-corps central. L'ensemble juxtapose les styles roman et gothique.C'est par les volontés testamentaires de ce mécène que cet édifice est devenu en 1895 musée départemental de la Loire-Inférieure.

Le développement du musée et le besoin d’étendre sa surface ont amené le conseil général de Loire-Atlantique à établir un concours international auprès d’architectes mondialement réputés.

En Loire Atlantique, pour la modernisation du musée Dobrée à Nantes (35 millions d'euros de budget prévisionnel), la balance du jury a basculé en faveur du projet Perrault pour sa réponse originale à un enjeu de poids : la valorisation du patrimoine bâti - le palais Dobrée (4.208 m2, XIXe siècle) et le manoir de La Touche (957 m2, XVe siècle) - et de son environnement proche - le parc d'un hectare. Une réponse originale car, outre la rénovation de ces bâtiments en pôle "exposition", l'agence Dominique Perrault Architecture propose une extension souterraine pour y loger le pôle "médiation". L'accueil du public, les ateliers pédagogiques ou encore l'auditorium (200 places) se trouvent "incrustés dans le sol", en connexion avec le palais Dobrée. Ces espaces fonctionnels sont en contact visuel avec la surface via un "plafond de verre". Celui-ci "se double d'un dispositif d'opacification, d'isolation et de filtration qui apporte un réel confort visuel et thermique à cette partie du musée", précise l'agence conceptrice. En surface, le verre se veut "miroitant comme de l'eau" pour refléter les architectures du musée. Un phénomène qui pourra être observé en 2015, à la livraison de l'opération.

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